Les Rouches ont fait match nul, hier soir, face à l'équipe de Tourizense (2:2). Igor De Camargo et Mohamed Sarr étant les buteurs de la soirée. Jovanovic, quant à lui, n'a pas pris part au match, qu'il a suivi de la tribune depresse. En matinée, l'attaquant serbe, qui se plaignait la veille encore de douleurs aux adducteurs avait pourtant participé presque intégralement à l'entraînement, qu'il n'avait quitté qu'en fin de séance.
Si les prévisions font état d'un retour d'un temps sec, dès samedi, c'est la pluie qui, jusqu'ici, a servi de décor,à Figueira da Foz, à la délégation liégeoise. Pire, la séance programmée hier matin au Centro Estagio s'est achevée sous...les grêlons. Ce qui n'a pas altéré l'ambiance, excellente, qui a présidé à cette première séance de stage. Ainsi, c'est un Michel Preud'homme hilare qui, en plein entraînement, confia à Sarr qu'il avait donné "une prime à Fellaini pour le blesser" et donc l'empêcher d'aller à la Coupe d'Afrique des nations, lorsque le Sénégalais fit mine de provoquer son ami Oguchi Onyewu.
Cela étant, le terrain d'entraînement, dans un état impeccable, n'a pas souffert des conditions météorologiques de ces derniers jours. Ce n'est pas pour rien qu'il servit de camp d'entraînement à plusieurs équipes étrangères lors de l'Euro 2004 au Portugal. "Mieux.", souligne hilare Sérgio Conceiçao, qui a assisté hier à la rencontre amicale entre le Standard et Tourizense dans le stade de Taveiro qui porte son nom, "...le Standard, en venant ici, est assuré d'être champion. Il y a six ans, Boavista, qui avait séjourné à l'Hôtel Quiaios, avait décroché le titre, le seul de son histoire, 86 ans après sa création...".
Ce n'est pas la première fois que l'on évoque, pour Igor De Camargo, un intérêt de Galatasaray. Cette fois, c'est un site turc (webaslan.com) qui en fait écho, parlant même d'un protocole d'accord déjà signé avec le Standard sur base d'un transfert de 4 millions d'euros. Selon ce site, c'est dans le cadre de la retraite de Hakan Sükür, qui a annoncé qu'il mettrait un terme à sa carrière en fin de saison, que s'inscrirait l'opération. Le site parle également d'un protocole d'accord déjà conclu entre les deux clubs, Galatasaray et le Standard, sur base d'un montant de 4 millions E. Le joueur recevrait un contrat de 3 ans à 1,5 millions E par an. "Un transfert à Galatasaray en fin de saison? Vous me l'apprenez.", dit-il. "Personne, qu'il s'agisse d'un agent ou d'un dirigeant de club, ne m'a contacté. Mais je suis flatté: si un club comme Galatasaray s'intéresse vraiment à moi, c'est que mes prestations ne passent pas inaperçues et que je remplis bien ma mission...Que voulez-vous que je dise d'autre, sinon qu'il n'y a rien? Absolument rien..."
Depuis Liège, Pierre François, le directeur général du Standard, ne peut que confirmer: "Il n'y a rien à l'ordre du jour, ni pour De Camargo, ni pour un autre. Je sais que des émissaires du club turc sont venus à plusieurs reprises à Sclessin en mission de scouting, mais cela se limite à cela. Je ne peux donc que dégonfler cette baudruche..." Il y a quelques semaines d'ici, la direction liégeoise avait décliné une offre, formulée en bonne et due forme, par le Steaua Bucarest pour Igor De Camargo. "Cela prouve, me semble-t-il, l'opiniâtreté qui nous anime pour ne pas déforcer le noyau mis à la disposition de Michel Preud'homme.", assure Pierre François, qui ajoute que dans l'état actuel des choses, "...nous ne sommes en négociations particulières avancées avec personne, ni venues de l'extérieur, ni suscitées de notre part. Il m'étonnerait qu'une arrivée soit enregistrée durant le stage. Rien, je le répète, n'est à l'ordre du jour. Pour le surplus et les certitudes, tout sera relayé via le
site officiel du club..."
Witsel-Marcos: droit devant
(GDS) Où étaient, il y un an, Marcos Camozzato et Axel Witsel? Nulle part, ou presque. Aujourd'hui, les deux joueurs forment, sur le flanc droit du Standard, un tandem étonnant. Il y a un an,Marcos Camozzato avait débarqué au stage sur la pointe des pieds, en droite ligne de Porto Alegre, où Dominique D'Onofrio et Franco Iovino avaient été le chercher, en compagnie de Fred et Felipe. Au même moment, en Algarve, Michel Preud'homme disait d'Axel Witsel,appelé à participer à la préparation hivernale, qu'il recevrait sa chance au cours de 2e tour. Douze mois plus tard, les deux hommes, devenus des titulaires indiscutables et des pions importants sur l'échiquier liégeois, forment le flanc droit du Standard, même si Witsel a été aligné, avec un égal bonheur, à gauche, lorsque Grégory Dufer prit son envol. "Je n'oublierai jamais mes premiers entraînements.", confie Marcos. "J'étais plus faible que tous les autres. Sur le plan physique, il n'y avait rien de commun avec ce que j'avais connu au Brésil. La force qu'il fallait afficher dans les duels m'a désorienté et nécessité une période d'adaptation." Axel Witsel écoute religieusement. Pour lui, tout été plus vite.
"Il y a un an, je m'étais fixé comme objectif de prendre place sur le banc de manière systématique et de monter de temps à autre.", indique-t-il. "Je ne peux donc me plaindre. J'ai déjà pris une solide avance sur mon plan de vol et sur mes ambitions, mais ce n'est pas une raison pour me reposer sur mes lauriers." Car le football est ainsi fait que rien n'est jamais acquis. Que tout peut aller vite, dans un sens comme dans l'autre. Witsel le sait: "Je sais que tout ne sera pas toujours rose. Cette idée me trotte parfois en tête, mais j'essaie de ne pas trop y penser. Avec mon père à mes côtés, en plus de Sira Dembélé qui est devenu mon guide depuis ma première apparition dans le noyau A, je suis en de bonnes mains." Marcos, de six ans son aîné, se tracasse beaucoup moins. "Il n'y a qu'une recette pour éviter le retour de flammes: le travail." En attendant, le Standard tient là un très intéressant duo, même si Witsel avoue que c'est sur le flanc gauche qu'il se sent désormais le mieux. "Pourtant, mon entente avec Marcos, à droite, est merveilleuse.", dit-il. "Ses qualités techniques conviennent parfaitement à mon jeu." Le Brésilien sourit: "Axel constitue mon premier point de repère, en assurant sa part de boulot défensif lorsque je monte. Si j'ai su saisir ma chance lorsque Michel Preud'homme me l'a donné, c'est à lui aussi que je le dois..."
Les prestations de Marcos Camozzato, durant le premier tour de championnat, n'ont laissé personne indifférent. Tant au Standard, où Dominique D'Onofrio estime qu'il est "peut-être devenu l'un des meilleurs défenseurs droits de notre compétition" qu'à l'étranger. Ainsi, on sait que le Brésilien, recruté sur les conseils de l'agent de joueurs Franco Iovino (celui-ci avait, par l'intermédiaire de l'un de ses collaborateurs au Brésil, fait parvenir des cassettes à Sclessin), a été suivi, à plusieurs reprises, par des clubs italiens et français. "Si une opportunité se présente, je l'analyserai, comme tout professionnel qui se respecte.", lâche Marcos, qui est lié au Standard jusqu'en 2012. Axel Witsel sait aussi qu'une carrière internationale s'offrira un jour à lui. Et qu'il n'ira
sans doute pas, comme Fellaini et Defour, au bout de son contrat (2013) à Sclessin. Mais le jeune médian garde les pieds sur terre. "Partir au mois de juin ne serait pas la meilleure chose.", dit-il. "Ce sera trop tôt. S'il est impossible de prédire l'avenir, la fin de saison 2008-2009 me semble un objectif plus réaliste et plus raisonnable..."


