[[Victoire au Luxembourg !!
(GDS) Le Standard a patiemment attendu son heure contre les (trop) modestes Luxembourgeois de Käerjéng. 'Dieu' Mbokani a précisément inscrit le premier but des Rouches juste avant l'heure de jeu. Histoire, non pas de sceller une qualification, déjà entérinée au moment du tirage au sort, mais d'éviter un partage qui aurait fait mauvais genre. Un adversaire aussi faible n'est pas le mieux indiqué pour éprouver le niveau actuel des Rouches, qui plus est plus ou moins privés de gré ou de force de deux pions essentiels, comme Jovanovic et Defour (légère élongation aux adducteurs). Le souci principal, voire la seule préoccupation, était de ramener les trois points de ce périple grand-ducal afin de poursuivre sur la dynamique positive de ce début de saison.
Le Standard y est parvenu même s'il a mis le temps, quasi une heure, à concrétiser son inévitable domination. Avant le but de Dieu Mbokani, les occasions n'auront pas manqué, ce sont plutôt les Standardmen qui les auront manquées, avec, convenons-en, un brin de malchance (deux reprises sur la barre transversale, Igor De Camargo et Marouane Fellaini).
Mais plus encore que ce gaspi offensif -finalement un détail-, c'est le manque de rythme et de variété dans l'approche offensive - surtout en première période - qui a laissé un (tout petit) peu perplexe. À la reprise, Michel Preud'homme a certainement insisté sur cet aspect et Käerjéng en avait plein les pieds. Ironie du sort pour les Luxembourgeois, leur gardien s'est troué sur le but de Mbokani alors que quelques secondes auparavant il avait détourné une superbe frappe lointaine d'un Mbokani plus inspiré et mobile que De Camargo. À 0-1, le plus dur était donc fait et on était en droit de penser que les autres buts allaient suivre, mais les supporters des Rouches ont dû là aussi patienter jusqu'au doublé d'Axel Witsel (81e et 87e) pour applaudir un score plus correct pour le retour du Standard aux affaires continentales.
Désormais,le Standard peut tranquillement se concentrer sur la suite du championnat et mettre entre parenthèses ses préoccupations européennes jusqu'au début du mois de septembre. Bref, un début de saison idéal, avec en plus un Mbokani qui a gagné en confiance.
Sans souci
(GDS) Mission accomplie. Le Standard est revenu de Käerjéng avec la victoire (0-3), sa première en déplacement européen depuis Skopje en 2002. Un score trompeur car il a fallu une heure de patience aux supporters pour voir leurs joueurs accomplir ce qui n'aurait dû être qu'une formalité. En football, il ne suffit pas de dire qu'on prend l'adversaire au sérieux. Il faut aussi le montrer. En laissant Jovanovic et Defour sur le banc (c'est Fellaini qui était prévu comme réserviste mais une blessure de dernière minute obligea au changement), Michel Preud'homme ne snobait pas son adversaire. Au contraire. Il voulait profiter d'un match de bon niveau pour voir le réservoir dont il disposait exactement. Parce qu'il sait très bien qu'une saison ne se joue pas avec onze joueurs. Et bien, à sa place, on ne serait pas rassuré. Dupré affiche un retard inquiétant sur le plan physique, Dembele, dans un rôle de meneur de jeu, a fait preuve de beaucoup de bonne volonté mais s'est rapidement essoufflé et malgré son but, Mbokani, qui remplaçait l'inimitable Jovanovic, n'a pas réellement convaincu non plus.
Mais il serait injuste de ne blâmer que les remplaçants. Car face à une équipe de Käerjéng bien en place, plusieurs joueurs ont manqué de détermination, que ce soit à la construction (Toama)ou à la conclusion (De Camargo). Car le Standard a tout de même eu quelques occasions qu'il a manquées parce que ses joueurs ont voulu jouer aux plus fins. Et pour le reste, on a eu droit à ce qu'on voit toujours lorsque les choses ne tournent pas rond: de longs ballons qui s'assimilaient à des caviars pour la défense de Käerjéng. Les deux buts liégeois sont d'ailleurs plutôt la conséquence d'erreurs directes des Luxembourgeois que d'actions construites.
Outre Witsel, auteur de deux buts, un seul joueur peut être exempt de tout reproche au niveau comportemental: Mohamed Sarr. Il a même failli, à deux
reprises, inscrire son premier but officiel sous le maillot du club de Sclessin. Comme il se l'était promis. Si chacun s'était fixé un objectif aussi sain, le Standard aurait fait la différence beaucoup plus vite. Ce premier affrontement contre Käerjéng aura donc eu le mérite de prouver deux choses:
1. le Standard ne pourra jamais lever le pied cette saison, il devra jouer chaque match avec la même application que contre le Brussels ou à Waregem; 2.il est absolument nécessaire de songer à l'un ou l'autre renfort avant la fin du mercato. Le tout étant de bien cibler la (les) place(s) où cela se révèle nécessaire.
"Il fallait hausser le rythme"
(GDS) La victoire, dans le foot, y a que ça de vrai. C'est pourquoi, même s'il n'était pas entièrement satisfait, Michel Preud'homme s'efforçait surtout de retirer les enseignements positifs de ce match à Käerjéng. "Nous n'avons jamais cru que ce serait facile.", dit-il. "En affirmant que nous jouions contre une équipe dont le budget était 100 fois inférieur au nôtre, la presse avait mis la pression sur notre équipe.", commence par dire l'entraîneur du Standard. "Bien entendu, nous avions imaginé un scénario différent: avec un peu de réussite, le match aurait dû être plié à la mi-temps. Mais quand c'est comme cela, l'équipe doit être capable de changer plus vite son fusil d'épaule. Le point positif, c'est que nous ne nous sommes pas désorganisés."
Interrogé sur le nombre impressionnant de longs ballons, Preud'homme explique qu'il s'agissait bien d'un choix et non d'un aveu d'impuissance. "Je n'ai pas des joueurs de minifoot à ma disposition: or, c'est ce qu'il aurait fallu pour combiner dans un entrejeu qui était déjà surpeuplé." La blessure de Defour était d'ailleurs encore venue compliquer la donne. "Il a ressenti une douleur au-dessus de la cuisse en frappant à l'échauffement. Pas question de prendre un risque et il est encore trop tôt pour dire s'il pourra jouer dimanche." Quant aux options Dembele et Mbokani, il explique. "Dembele méritait de jouer parce qu'il travaille bien à l'entraînement et cela aurait dû me permettre de laisser souffler Fellaini dans une semaine à trois matches. Idem pour Mbokani, qui a grandi dans cette rencontre." Un qui était content de ne pas voir jouer Jovanovic, c'était l'entraîneur luxembourgeois, Fiorucci. "Quand on voit comme il nous a fait mal sur 15 minutes, je me demande ce que cela aurait donné sur un match entier. Avec le 0-3, nous sortons dignement. À Sclessin, je permettrai à d'autres joueurs de participer à la fête. Et je tiens à remercier le Standard de nous avoir pris au sérieux. Ils n'ont pas fait les clowns."
Avant de quitter la salle, Fiorucci
demanda d'ailleurs une vareuse à Michel Preud'homme, histoire de garder un souvenir tangible de cette rencontre.
Plus que 24...
(GDS) Pour sa première titularisation sous le maillot du Standard dans un match officiel, Dieumerci Mbokani a réussi à inscrire ce qui est forcément son premier but qui compte pour les Liégeois. "Je devais le faire.", souriait celui qui a appris le matin même qu'il jouerait. "Je l'avais promis à nos supporters. Je leur ai aussi dit que j'allais marquer 25 buts cette saison. Plus que 24 donc. On a connu des débuts difficiles mais cela a changé en deuxième période. Le coach a demandé de jouer plus dans les pieds et dans les espaces, cela a payé puisqu'on a su faire la différence."
L'autre grand bonhomme de la soirée côté rouche était sans nul doute Axel Witsel auteur de deux buts pour son premier match sur la scène européenne. "Ce soir, c'est moi qui ai marqué mais chez nous, le danger peut venir de partout.", expliquait de manière un peu convenue le jeune talent. "Le plus important, c'était de l'emporter. On savait qu'en mettant le premier but, tout s'enchaînerait. Il fallait juste être patient. Le match retour? On sait qu'on ne sera pas battu 0-4. Mon geste quand je marque un but? Un oiseau qui grandit et s'envole. Un peu comme moi."
Luigi Pieroni attend, comme... Sterchele
(GDS) "Prématuré..." Interrogé sur le dossier Luigi Pieroni hier à Luxembourg, à l'occasion du déjeuner de presse entourant chaque déplacement européen du Standard, Pierre François a répété ce qu'il nous avait confié la veille, utilisant le même terme. "Prématuré". Il n'empêche que le directeur général du club liégeois s'est bienentretenu, mardi, avec celui qui souhaite quitter au plus vite Nantes et la Loire-Atlantique. Et qui ne verrait pas d'un mauvais ½il, répète-t-il, un retour au pays, même si, par l'intermédiaire de Guy Roux, son ancien entraîneur à Auxerre, Lens avait fait de lui l'une de ses priorités pour renforcer son secteur offensif. Viendra, viendra pas? Ce qui est certain, c'est que le Standard est bien intéressé par celui qu'il avait lui-même formé, avant qu'il ne parte au RFC Liège puis à Mouscron. Mieux, le club de Sclessin entend anticiper les événements et pouvoir réagir promptement en cas de départ, en fin de mercato, de l'un de ses attaquants, qu'il s'agisse d'Igor De Camargo ou de Milan Jovanovic. C'est la raison qui a incité la direction liégeoise, et Pierre François en particulier, à prendre les devants, comme elle l'avait fait avec François Sterchele, avant que celui-ci, lassé d'attendre, n'accepte la proposition du FC Bruges. On serait donc dans le même schéma avec Luigi Pieroni, au sujet duquel le club liégeois a pris tous ses renseignements, histoire de ne pas être pris au dépourvu dans quelques jours, si le départ d'un attaquant venait à se confirmer. Pieroni, lui, attend...